Que le sujet est projeté sur le capteur en grandeur nature : dix millimètres d’insecte couvrent dix millimètres de capteur. C’est un rapport de tailles, pas une mesure du piqué ni de la distance de travail.
Le rapport compare deux tailles : le sujet, et son image sur le capteur.
Le lire
1:1 signifie grandeur nature — un sujet d’un centimètre de large est projeté sur un centimètre. 1:2 est la moitié de la grandeur nature, 2:1 le double. La notation est une proportion et elle vaut quel que soit le format du capteur, même si le cadrage qui en résulte change : un capteur plus petit prélève un rectangle plus étroit dans la même projection.
Ce que le rapport omet
Le piqué à ce grossissement, qui n’est pas publié sous une forme comparable. La distance de travail, qui est un chiffre distinct — la distance minimale de mise au point — et celui qui décide si l’on peut seulement éclairer le sujet. Et la profondeur de champ, qui en grandeur nature se compte en millimètres et découle de l’ouverture, pas du rapport.
Objectifs macro et bonnettes, tenus à part
Les objectifs macro forment ici une famille, avec un rapport mesuré dans une minorité de titres. La famille voisine est celle des bonnettes — des éléments à visser qui permettent à un objectif ordinaire de faire le point plus près, publiés par diamètre plutôt que par rapport, et rangés dans le groupe des filtres précisément pour cette raison.
Pourquoi la confusion est courante
Parce que les annonces emploient le mot macro pour tout ce qui fait le point de près, et que le rapport est le chiffre qui distingue un véritable objectif 1:1 d’un objectif qui fait simplement le point plus près que la plupart. Là où une annonce ne donne aucun rapport, elle n’a pas fait la revendication.
Là où cette page et le manuel du fabricant divergent, c’est le manuel qui tranche. Chaque focale, ouverture, nombre-guide, diaph de stabilisation, charge nominale et revendication d’étanchéité de cette page est rapporté depuis la documentation du fabricant lui-même, avec son unité écrite telle que publiée, et nommé comme tel — rien n’est mesuré ici. Un chiffre gravé est rapporté tel que le fabricant le grave, et n’est jamais reformulé dans une autre convention, parce que les deux ne sont pas le même nombre. Et l’affirmation, répétée plutôt que supposée : une focale équivalente est un calcul, pas une mesure. Les millimètres gravés sur un fût décrivent l’optique elle-même et ne changent jamais ; ce qui change, c’est la part du cercle projeté qu’un capteur donné en prélève. Une équivalence est ce rapport appliqué au chiffre gravé, et elle apparaît ici comme un calcul dont le format est nommé, jamais à la place du nombre inscrit sur l’objectif.
Ce qu’on demande avant de se décider
Un objectif 1:2 est-il deux fois moins bon ?
Il atteint la moitié de la grandeur nature, ce qui est une capacité différente plutôt qu’une qualité moindre. Beaucoup d’objectifs vendus comme macro atteignent 1:2 ou 1:3, et pour des fleurs ou des objets c’est souvent suffisant — le rapport vous dit ce qui tient dans le cadre, et rien sur la qualité du rendu.
Pourquoi la distance de travail compte-t-elle plus que le rapport ?
Parce qu’en grandeur nature l’objectif est assez près pour faire de l’ombre à son propre sujet et effrayer tout ce qui est vivant. Deux objectifs au même rapport de 1:1 peuvent différer beaucoup par la distance à laquelle ils y parviennent — la focale la plus longue travaillant plus loin — et cette distance est publiée sous la forme d’un chiffre de mise au point minimale.
Dernière relecture : 12 septembre 2026